Chaque personnage compose un monde qui lui est propre mais qui vient empiéter en partie sur le monde d’autres personnages et c’est ce chevauchement des mondes qui est mis à nu devant nos yeux et vient faire histoire
« Dire que j’ai un corps est une manière de dire que je peux être vu comme un objet et que je veux être vu comme un sujet, qu’autrui peut-être mon maître ou mon esclave »
Maurice Merleau-Ponty in Phénoménologie de la perception.
ACTE I
extrait
Tableau I
Jean entre en scène, sur le plateau une brume s’élève
Jean
Sens tu l’odeur de la résine Noémi ?
Entends tu les cloches des troupeaux ?
Attends… écoute…
sons diffus
vent
il s’arrête
à lui-même
Qu’est-ce qui est bon ?
Tout ce qui exalte en l’homme le sentiment de puissance,
La volonté de puissance,
La puissance elle-même.
Qu’est-ce qui est mauvais ?
Tout ce qui a sa racine dans la faiblesse,
Périssent les faibles et les ratés et qu’on les aide encore à disparaître !
Qu’est-ce qui est plus nuisible que n’importe quel vice ?
La pitié qu’éprouve l’action pour les déclassés et les faibles : le christianisme .
se questionnant
Mais il existe en l’église un sublime exemple de volonté de puissance.
cynique envers lui-même
Petit mâle noir apeuré devant la femelle merveilleuse
La brume va bientôt se lever, regarde !
nathalie geoffray de calbiac